Travail autonome: L’auto-évaluation

Pourquoi cette étape est-elle aussi importante?

  • Si on se connaît bien, on peut exploiter au maximum ses forces et prévoir des outils ou des partenaires pour combler ses lacunes.
  • Connaître nos forces et faiblesses nous permet de réagir avec plus d'aplomb dans les situations difficiles.
  • On évite alors de se placer dans une situation où on se retrouverait sur la défensive.

Par où commence-t-on?

Par ce qui nous tente le plus, ce qui nous semble le plus facile. L’important, c’est de tracer un portrait précis qui couvre l’ensemble de notre personnalité :

  • nos compétences et nos lacunes;
  • nos qualités et nos défauts;
  • les leçons qu’on a tirées de nos expériences;
  • nos préférences;
  • nos aptitudes.

ATTENTION! Le danger, ici, c’est de se limiter à ce qui crève les yeux ou, pire encore, de se limiter à notre expérience professionnelle.

Outil intéressant à utiliser

Suis-je entrepreneur ?

Par exemple, une animatrice de télé pourrait dire qu'elle s'exprime bien en public.

Oui. Et elle pourrait aller plus loin en songeant que les contraintes de temps auxquelles elle fait face dans son métier l'ont entraînée à tirer rapidement l’essentiel d’une conversation et à l’exprimer en quelques mots seulement. Mais il faut aussi regarder les activités bénévoles et les loisirs :

  • Quelqu’un qui se porte volontaire pour organiser tous les partys de bureau est probablement passé maître dans l’art de planifier la logistique d’événements spéciaux.
  • Quelqu'un qui est bénévole à un service téléphonique d’appui moral a développé de grandes qualités d’écoute active qui l'aideront dans ses rapports avec ses clients.
  • Quelqu’un qui a beaucoup voyagé en Amérique latine et qui parle couramment l’espagnol pourrait se servir de sa connaissance de cette culture et de cette langue avec les entreprises canadiennes qui exportent.

La liste est infinie. Les seules limites sont l’imagination et les besoins du marché.

Qu’est-ce qu’on fait ensuite avec le résultat de l’auto-évaluation?

On regarde tout ça et on réfléchit. On examine le marché. On cherche à trouver :

  • les besoins que nos compétences nous permettraient de combler;
  • ce qu’on peut exploiter facilement et qui nous apporte beaucoup de satisfaction;
  • les éléments qui nous distinguent de la concurrence.

On est naturellement porté à entrevoir de continuer à travailler dans le même domaine. Est-ce que c’est sage?

  • Oui si vous tirez beaucoup de satisfaction de votre travail.
  • Non si vous n'y trouvez plus aucune motivation.

Il faut se tourner vers quelque chose qui ranimera la flamme intérieure. Comme le travailleur autonome travaille de longues heures, il a tout intérêt à s'amuser dans son travail. C’est pour cette raison qu'il est vraiment essentiel de faire l’effort d’aller plus loin. Et c’est aussi important de prendre conscience de ce qu’on aime faire et de ce qu’on déteste faire.

Il ne faut pas se laisser arrêter par le fait que ce qui nous intéresse est différent de la carrière qu’on a faite.

On dit aujourd’hui que dans sa vie, un individu aura de deux à trois carrières différentes. S’il nous manque des connaissances, les écoles et les universités sont là pour en donner! Parfois, ça semble impossible, mais on peut faire une analogie avec l’histoire de la souris qui mange un éléphant : une cuillèrée à la fois!

Et c’est ici que le plan d’action entre en jeu. C'est le sujet de la prochaine chronique.