Travail autonome: Le plan d'action

S’agit-il du fameux plan d’entreprise ou plan d'affaires?

Non. Le plan d’entreprise, ou plan d'affaires, est infiniment plus détaillé. Il présente le produit ou le service dans ses moindres détails, la clientèle cible, concurrence avec ses points forts et ses points faibles, les stratégies de marketing et de communication, les budgets et mouvements de trésorerie, etc.

Sites Web utiles pour faire un plan d'entreprise

Plan d'affaires interactif

Plan d'exportation interactif

Le plan d’action, c’est plutôt :

  • un outil simple qui donne le sentiment de savoir précisément où on s’en va, ce qui est crucial pour aller chercher de nouveaux clients;
  • le squelette du plan d’entreprise;
  • une stratégie globale qui permet de canaliser les efforts là où c’est important.

Comment fait-on un plan d’action?

  • Placer sa carrière en perspective, ce qui nous ramène sur terre quand on perd les pédales.
  • Imaginer la situation idéale, qui peut avoir l’air impossible à atteindre, mais dont on peut drôlement se rapprocher.
  • Faire le lien avec la situation présente, avec des étapes et des objectifs.

Il est important d'avoir des objectifs précis, avec un échéancier. On a ainsi de meilleures chances de s'y tenir, et l'occasion de se récompenser régulièrement. Inscrire ses objectifs dans un petit calepin et les rayer, ou ajouter le V de la victoire au fur et à mesure qu'on les atteint est encourageant. C'est un bon truc pour cultiver la confiance en soi et l'assurance.

Par exemple, quelqu’un qui change de domaine :

  • Commence par déterminer ses priorités - famille, loisirs vs. carrière.
  • À court terme, il pourrait chercher à faire du bénévolat dans le domaine qui l’intéresse, pour apprendre les rudiments du métier et commencer à se faire des contacts.
  • À moyen terme, il pourrait acquérir les connaissances ou les diplômes importants pour sa clientèle cible et qui lui manquent.
  • À long terme, il voudra fidéliser une clientèle solide.

Quelqu'un qui envisage de continuer à travailler dans le même domaine a évidemment déjà les contacts et les connaissances nécessaires pour se lancer en affaires. Il devra quand même déterminer ses priorités, et ses objectifs à court terme seront plutôt de trouver un créneau et une clientèle. À moyen terme, il devrait déjà chercher à fidéliser sa clientèle et à long terme, il envisagera peut-être d'élargir son champs d'activité.

L’idéal serait un volume de travail régulier avec des clients qui paient vite et bien.

La réalité sera davantage cyclique, avec des périodes extrêmement occupées et d’autres très lentes. On se servira de ces temps morts pour faire du marketing, de la planification et de l’administration!

Michael Gerber, dans son livre The E-Myth Revisited, explique très bien les différents rôles que le travailleur autonome doit apprendre à jouer pour connaître le succès:

  • Technicien - l’expert qui accomplit le travail
  • Entrepreneur - celui qui va chercher de nouveaux clients
  • Gestionnaire - celui qui s’occupe de l’administration

Au début, on a tous tendance à se concentrer sur le côté technique...

... et c’est une erreur. Parce qu’une fois le premier contrat terminé, on se retrouve le bec à l’eau si on n’a pas fait notre marketing pour trouver un deuxième contrat avant même la fin du premier.

Le côté entrepreneur est sans doute le plus difficile à apprivoiser. On se sent comme un chien dans un jeu de quilles! Mais avec le temps, on devient de plus en plus à l’aise. On en vient même à aimer aborder de purs inconnus pour leur expliquer ce qu'on fait dans la vie! Ce sont de beaux défis, qui nous apportent beaucoup de satisfaction quand on les relève.