

Vous êtes sur le point de lancer votre entreprise à domicile ? Si oui, ne brûlez pas les étapes. Prenez le temps de bien vous organiser afin de faire preuve de professionnalisme dès le départ. Voici quelques règles d'or.
D’abord, consacrez à votre bureau un espace bien délimité, que vous aménagerez de façon fonctionnelle. Veillez à ce que ce coin travail demeure à l’abri des bruits de la maison.
Ensuite, n’hésitez pas à vous procurer tout le matériel et l'équipement nécessaires à vos activités professionnelles. Il importe au plus haut point que vous puissiez travailler efficacement dès vos premiers contrats.
Enfin, fermez la porte sur vos préoccupations domestiques pour vous donner entièrement à votre travail. Dites-vous bien que vous êtes un entrepreneur et non une personne à la maison qui travaille en dilettante. C'est l'image que vous avez de vous-même que vous projetterez aux éventuels clients.
Dernier conseil, ne négligez pas les contacts avec les collègues et autres entrepreneurs de votre secteur de compétences. Les échanges et les collaborations vous aideront à maintenir l'excellence de vos services professionnels et de votre image de marque.
Isabelle Paris
Isabelle Paris et Associés inc., Ottawa
Gestion de projets
(613) 742-7676
iparis@sympatico.ca
Du début... au succès
Le travail autonome offre l’occasion sans pareille de s’épanouir grâce entre autres à la variété des mandats et des clients. Encore faut-il oser aller au-delà de sa zone de confort. À force de travailler seul, on finit souvent par s’écouter et écouter ses peurs! Tout habitués que nous sommes à nous acquitter d’une tâche précise dans un domaine précis, il faut savoir saisir les occasions de nous renouveler, quitte à aller chercher de l’aide. De cette façon, on évite la routine, et n’est-ce pas l’une des raisons à l’origine de la décision de partir à son compte?
Un autre conseil pour les aspirants travailleurs autonomes : gare à l’isolement! On devient ermite sans s’en apercevoir. Le confort du foyer et la commodité de ne pas devoir se déplacer pour se rendre au travail peuvent venir à bout de nos bonnes intentions de rester branché. Le travail autonome, ça change pas le monde, sauf que…!
Renée de Léry
Renée de Léry Communication conseil enr.
Tél. : (450) 969-2024
www.rdelery.com
Étant un (très) jeune entrepreneur, installé en région, j'étais prédestiné à toujours devoir faire plus d'efforts que mes compétiteurs pour arriver aux mêmes résultats. Au démarrage de mon entreprise, il y a trois ans, on a souvent douté de mes habiletés, de mon professionnalisme.
Depuis, j'ai pris beaucoup d'expérience non seulement dans le champ d'expertise de mon entreprise, les communications interactives, mais aussi dans la gestion des relations avec les gens qui ne me prennent pas au sérieux. J'ai monté une brochure interactive sur CD - la vôtre pourrait être sur papier - qui explique en détail mes produits et services et mon entreprise. J’y ai aussi reproduit des coupures de journaux. En la consultant, les clients potentiels, partenaires et autres savent concrètement ce dont je suis capable.
Peu importe votre situation, si on doute de vous, surmontez le défi. Chaque étape franchie vous donne la clé pour la prochaine. Rien n’est inutile. Après coup, on regrettera peut-être de ne pas vous avoir fait confiance plus tôt!
Gabriel Rodrigue
Voltige multimédia
www.voltige.net
1 888 461 2035
Gabriel a reçu en 2005 un prix « 20 ados avec brio », décerné par l’organisme Youth in Motion aux 20 Canadiens et Canadiennes de moins de 20 ans qui se sont illustrés par l'importance de leurs réalisations, leur esprit novateur et leur leadership.
Si on veut être travailleur autonome il faut avoir la foi. Il faut croire qu'on va réussir, il faut croire en ses talents, il faut constamment éloigner les pensées négatives. Cette foi en l'avenir nous aide à survivre les périodes creuses qui sont inévitables. Si on a la foi, au lieu de s'angoisser et de se faire du mauvais sang quand on n'a pas de contrat, on s'applique à créer de nouveaux programmes, à élaborer de nouveaux projets et à promouvoir ses services.
Après plus de 12 années à mon compte, je considère les périodes creuses comme un signe qui me dit que c'est le temps de prendre un peu de repos et de refaire mon énergie. Encore là la foi entre en jeu. Si on a bien fait son travail et la promotion de ses services, on sait que le travail sera là au moment opportun. Il faut croire que la vie nous envoie ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin. Bien sûr, ce n'est pas dès la première année à son compte qu'on va pouvoir appliquer mes beaux principes... Cette capacité de croire et d'avoir confiance vient avec les années d'expérience.
Une nouvelle travailleuse autonome doit cultiver la pensée positive pour en arriver là. On doit constamment éloigner, enrayer, de sa tête toute pensée négative et se répéter des affirmations qui nous font visualiser les objectifs que nous voulons atteindre. Il faut aussi s'entourer de gens qui pensent comme nous, qui nous donnent de l'énergie, et éviter la compagnie des alarmistes et des pessimistes. Courage et bonne chance!
France-Marie Trépanier
Trépanier Consilium inc., Ottawa
Tél. : (613) 232-8812
Courriel : info@tci.ca
http://www.tci.ca
Pour bien s'établir et vivre heureux comme travailleur autonome, je pense que deux choses sont extrêmement importantes : la discipline et le positivisme.
Il faut être discipliné non seulement pour organiser son travail et se bâtir une réputation de fiabilité, mais aussi pour assurer des entrées de fonds régulières. Parler d'argent avec les clients, c'est difficile au début. On est souvent mal à l'aise avec la facturation et la perception des comptes. Si on se laisse le moindrement aller à la tentation de remettre à plus tard, on peut facilement se trouver dans une situation financière périlleuse. Apprivoisez bien cette partie de la tâche d'un travailleur autonome. C'est important.
Il faut aussi être positif et faire confiance à la vie. C'est important dans les périodes creuses, c'est important dans la négociation du contrat, et c'est important lorsqu'un client tarde à payer. La vie nous apporte toujours ce dont nous avons besoin, que ce soit du travail ou une leçon. Et je crois vraiment que c'est à force de s'inquiéter ou d'avoir peur qu'on s'attire les ennuis qu'on redoute. C'est pour ça qu'il faut faire taire la petite voix intérieure qui doute, qui se demande si on a bien fait, si on aurait dû faire autrement, si on a bien évalué la personne avec qui on a conclu une affaire. Il faut plutôt se dire, et croire, qu'en fin de compte, tout se produit toujours pour le mieux. Personnellement, je nourris ce positivisme chaque jour. Au fond de moi-même, et avec les clients. Je ne m'énerve pas en cas de pépin, je préfère trouver le bon côté de la situation. C'est beaucoup plus sain, pour soi et pour les clients.
Alain Pigeon,
Peintre en bâtiments
Peinture Pigeon, Verchères
Tél. : (450) 583-6979
Courriel : alainkazam@hotmail.com
Partir à son compte est souvent le résultat de l'une ou l'autre de ces situations : je n'ai plus d'emploi et je n'en trouve pas mais je dois gagner ma vie pour survivre ; ou j'en ai marre de travailler pour quelqu'un et je suis prêt à utiliser mes connaissances et l'expérience acquise pour gagner un revenu qui me permettra de bien vivre.
Je choisirai la deuxième solution pour mon exercice. En effectuant ce choix, je démontre que j'ai confiance en mes propres ressources. Cette confiance m'amènera à rencontrer des gens qui deviendront mes clients. C'est elle qui me poussera à combler les besoins exprimés par ceux-ci en utilisant mes connaissances et mon expérience. Plus je répond aux attentes de mes clients, plus ils sont satisfaits. Par le fait même, ma confiance augmente, augmente et augmente. En fait, elle continue de croître jusqu'au jour où elle frappe un mur : le doute. C'est à ce moment que l'équipe que je formais avec la confiance tire de la patte.
Que faire pour guérir cette blessure? Il faut pouvoir compter sur des collègues oeuvrant dans le même milieu. Ils m'aideront à résoudre ce ou ces problèmes qui ont amené le doute en moi. Souvent, ce sera de confirmer avec une autre personne la réponse que nous étions sur le point d'avancer à un client. En d'autres occasions, ce sera tout simplement parce que nous ne connaissons pas la réponse. Et cela, nous devons l'accepter sans que notre confiance en soit ébranlée. Cette situation découle souvent d'une confiance excessive en nos moyens qui a placé le client tellement en confiance qu'il s'est permis d'élargir notre mandat sans que nous réagissions. Plutôt que de dire non à ce dernier, nous l'acceptons et là, on frappe le mur. Nous n'avons pas la réponse et nos collègues ne peuvent nous aider. Notre confiance est alors fortement touchée. Cette situation nous amènera-t-elle à avancer une réponse au client que nous ne pourrons confirmer? Ou à retourner devant ce dernier et lui avouer que nous sommes incapable de solutionner son problème?
Pour éviter ces situations, il faut s'assurer que la confiance que nous avons en nos moyens ne nous rende pas aveugle. Nous devons demeurer maître à bord. La confiance est un outil qui nous permettra d'avancer, mais c'est notre jugement qui doit dominer. Il faut être capable de dire non à son client. La confiance qu'il a en vous lui fera apprécier cette réponse, votre confiance n'en sera point diminuée.
Il faut également savoir s'entourer de personnes ressources au lieu de s'isoler. Au moindre doute, elles pourront vous aider et vous aussi vous pourrez les dépanner à l'occasion. Car si votre confiance peut être ébranlée, dites-vous que la leur aussi!
Réal Lapointe
Réseau SST, Rosemère
Tél. : (450) 965-6947
Courriel : real.cap@sympatico.ca
Quand on devient travailleur autonome, c'est souvent parce qu'on en a assez des pressions, des frustrations, de la bureaucratie, du manque de reconnaissance. On se lance dans l'aventure du travail autonome et on a enfin le sentiment d'exploiter toutes nos forces et d'apprendre, jour après jour.
Après un certain temps, on risque cependant d'être déconnecté de la réalité des autres travailleurs, qui demeurent en entreprise ou à la fonction publique, et déconnecté du travail d'équipe. Je pense que c'est réellement important de faire l'effort de demeurer branché au reste du monde, non pas par Internet, mais par les gens. Le bénévolat, les groupes sportifs, les regroupements de gens d'affaires, les comités de parents, les groupes de défense d'une idée ou d'un projet quelconque sont d'excellents moyens de le faire. Si non, on risque de s'isoler, d'oublier ce que c'est que de travailler avec d'autres et de se renfermer dans une espèce de bulle.
L'humain est fait pour interagir avec d'autres humains, et ça ne peut pas être bon de le faire uniquement dans le travail. Quand on travaille seul, c'est encore plus important de garder le contact avec les gens, de nourrir notre énergie, d'aller chercher du dynamisme en côtoyant d'autres personnes dans d'autres contextes que celui du travail. Autrement, il se produit inévitablement un déséquilibre. Et un déséquilibre n'est jamais bon.
Manon Pigeon
Liberté Coiffure, Verchères
Tél. : (450) 583-6281